jeudi 1 septembre 2016

La liste de la torture imposée par Bristish Airways



Mardi j'ai quitté mon appartement quasi parisien pour venir m'installer au Royaume-Uni, ça a demandé de faire des choix dans les 23kg de bagage en soute qui allait m'accompagner. J'ai une pile à lire haute comme un enfant de deux ans et je ne pouvais décemment pas me permettre de tous les prendre avec moi, hélas. Ça a été un choix Cornélien, peut être que tu en aurais fait un autre, peut être que d'ici quelques semaines, mois, je vais le regretter. Par exemple j'ai choisi de ne pas emporter mes livres préférés, exit Les Trois mousquetaires, la Cloche de détresse ou Humains (l'intégral d'Harry Potter est sur ma liseuse, c'est déjà ça). Aussi j'ai choisi de prendre avec moi des tout-carton pour le bébé dont je vais m'occuper, idée à la con parce qu'elle à quinze mois et que si le livre est dépourvu de flaps ou de pastille musicale ça pourrait être un catalogue Ikea qu'elle s'en foutrait pareil. Du coup il me restait environ six ou sept romans à choisir parmi ma vingtaine de "en attente".



J'ai pris Titus n'aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulay, parce que je l'avais commencé et que c'était pas mal, je mourrais pas forcément d'envie de connaître la fin, c'est pas vraiment ce genre de livre, mais c'était bien écrit alors voilà, il est venu.

J'ai pris Anima de Wajdi Mouawad, alors que le théâtre j'apprécie de le voir mais moyennement de le lire, mais bon, c'est le mec qui a fait cette merveille qu'est Incendies, donc bon, ça doit pouvoir se lire...

J'ai pris La Langue des bêtes de Stephane Servant, parce que ça fait un an que je me dis "faudrait que je le lise quand même, il a l'air vachement bien".

J'ai pris Voyage excentrique et ferroviaire autour du Royaume-Uni de Paul Theroux, parce qu'on me l'avait offert avant que je parte en Écosse en juin, que j'avais pas pu l'emporter avec moi et que ça intrigue l'aventurière en moi.

J'ai pris Tu ne sais rien de l'amour, de Mikael Ollivier, pour le côté nostalgique, quand j'étais au collège, Mikael Ollivier c'était mon idole.

J'ai pris Dieu me déteste d'Hollis Seamon, parce que le titre me fait marrer.

Et j'ai pris Songe à la douceur de Clémentine Beauvais (comme l'aéroport) parce que je suis victime du marketing et que tout la blogosphère de la littérature jeunesse n'a que ce titre à la bouche depuis juin. Une réécriture d'Eugène Onéguine mais toujours en vers, tu le sens le truc casse gueule ? Ben non, parce que Clémentine Beauvais est un petit génie de l'écriture, voilà pourquoi.

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