jeudi 19 novembre 2015

Un Yawp barbare, une couverture sous laquelle se cacher et la littérature comme remontant


"I sound my barbaric yawp over the roofs of the world."
Walt Whitman



Vendredi dernier des barbares ont attaqués Paris.
Dans mon cours de licence 1 sur l'histoire de l'Art, on m'a appris que les barbares étaient des sauvages, des gens extérieurs et sans culture. C'est exactement ce que sont ces terroristes qui ont voulu mettre à mal le bonheur des plaisirs simples.
Et même si ce n'est pas facile, même si j'ai parfois la gorge serré et les larmes aux yeux, c'est important de continuer ces plaisirs simples.
Voici une petite liste non-exhaustive des petites choses que j'ai aimé faire cette semaine.

  • Regarder Le Cercle des poètes disparus et crier ce Yawp barbare dont parle Whitman. Crier pour se défouler, parce qu'on a peur, parce qu'on est triste, crier contre l'injustice, crier à en avoir mal à la gorge, à s'étouffer dans son oreiller.




  • Relire On est tous fait de molécules de Susin Nielsen, et apprécier les gens qui font parti de notre vie, se souvenir de ceux qui ne sont plus là, trouver des astuces pour que le manque soit plus supportable.


"Je ne trouve pas ça bizarre de vouloir garder un lien avec ma mère de toutes les manières possibles; Un grand nombre de ses molécules flottaient dans notre ancienne maison, si bien que je me sentais toujours en contact avec elle. Mais ensuite, on a emménagé ici, et j'ai dû me servir d'un objet en particulier pour respirer ses molécules."


  • Écouter Spiegel im Spiegel d'Arvo Pärt et laisser les larmes couler.




  • Relire le poème de Dylan Thomas "Do not go gentle into that good night" et s'indigner, sortir boire verre en terrasse, prévoir le prochain concert, voir des gens.

  • Aller travailler, lire La folle rencontre de Flora et Max de Coline Pierré et Martin Page derrière le comptoir. Et avoir envie de commencer une relation épistolaire avec un inconnu ou chaque lettre finirait par "douce journée".

  • Aller à la piscine, lire Crime et Châtiment de Dostoievski dans le métro.

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