mercredi 4 mars 2015

Trois conseils avant de mourir

Plus de morts que de vivants

Aujourd'hui, mercredi 4 mars 2015, paraît Plus de morts que de vivants de Guillaume Guéraud, publié au Rouergue dans la collection Doado Noir.

Avant de vous en parler et de vous donner absolument envie de vous ruer dessus, deux/trois petites choses qu'il me semble important de préciser:

  1. Lorsque vous allez commencer Plus de morts que de vivants, assurez vous d'avoir 3/4 heures de libres devant vous

  2. Soyez sûr d'avoir l'estomac bien accroché

  3. Surtout, ne pas être hypocondriaque


"Ça pissait le sang maintenant. Sur ses doigts. Son sang luisant. Le long de son cou. Son sang chaud et visqueux. Imprégnant tout le devant de sa polaire. Son sang vif et fulgurant. En cascades de plus en plus impressionnantes. Tout son sang semblait vouloir jaillir hors de son corps par ses narines.
Et la porte de l'infirmerie était fermée."

Plus de morts que de vivants, Guillaume Guéraud, chapitre 2

 

Lorsque je me suis levée hier matin, j'ai eu soudainement mal au crâne et puis, en prenant mon petit déjeuner, je me suis mise à saigner du nez, comme ça, sans raison. J'ai pris un doliprane, je me suis collée un mouchoir sur le nez et j'ai continué ma matinée.

Si la même chose avait eu lieu APRÈS la lecture de Plus de morts que de vivants, j'aurais sûrement fait une crise de panique, me serait rendue de toute urgence au plus proche hôpital et aurais tenu à consulter un spécialiste en épidémie.

Car c'est ainsi que tout commence dans le collège Rosa Parks de Marseille.

Un vendredi matin d'hiver comme les autres, trois petits signes avant-coureurs, trois détails, que personne ne remarque : trois petits boutons sur un poignet, une mèche de cheveux qui se détache et un saignement de nez.
C'est à partir de là que tout dégénère et qu'il faut avoir le cœur et l'estomac bien accroché. Le style vif, sur l'instant et quasi cinématographique de l'auteur vous retourne l'estomac et vous glace le sang. Si certains élèves se remettent à peine de l'épidémie de gastro ou de grippe celle qui va frapper au hasard les élèves du collège Rosa Parks ne permettra à personne de rentrer chez lui, bien au contraire.

Les personnages sont hyper bien campés et chacun espère que son favori tiendra encore quelques minutes, quelques heures. Ma préférence va à Nino, un troisième fort en gueule, à la répartie mordante, adepte du bon mot et de la bonne blague même dans les pires situations.
Tout est raconté, sans fioriture et sans en faire trop, avec précision. On voit les scènes qui s’enchaînent et qui défile sous nos yeux comme dans un film et malgré l'horreur et la violence de ce qui ce passe on ne peut pas s'arrêter de lire, il faut finir, il faut savoir.

Qui en sortira vivant?

Un huit-clos haletant et terrifiant, à ne pas lire juste avant de dormir...

Plus de morts que de vivants de Guillaume Guéraud, Rouergue, 13,70

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire